Fidel Castro est enfin entré dans l'histoire
Type de publication : Communication dans des Colloques
Date de la publication : 22 mai 2008
Auteur(s) : M. MACHOVER Jacobo
Editeur : clio.fr
Lieu de l'événement : Maison des Mines, Paris
Résumé : Pendant un demi-siècle, Fidel Castro a dominé l'histoire de Cuba et celle de l'Amérique latine. Il a été perçu dans le monde entier comme l'homme qui a tenu tête sans discontinuer aux Etats-Unis. Pourtant, son bilan à l'intérieur de l'île n'est pas des plus brillants. Pendant trois décennies, le castrisme a été inféodé à l'Union soviétique, passant ensuite, après la chute du mur de Berlin, à une économie de subsistance, puis à une dépendance énergétique à l'égard du Vénézuela de Hugo Chavez. Parallèlement, la répression n'a pas cessé, depuis les exécutions massives des débuts de la révolution jusqu'au "printemps noir" de 2003. Les "acquis" sociaux, notamment la santé, se sont évanouis avec la pénurie. L'éducation, quant à elle, a souvent signifié davantage une arme de propagande qu'un moyen d'instruction. Mais Cuba a eu une projection internationale que la taille réduite de l'île ne pouvait faire soupçonner avant la chute de la dictature de Batista en 1959. Les guérillas en Amérique latine et les interventions militaires en Afrique ont transformé Cuba en une puissance militaire et politique de portée universelle. Le castrisme se termine par une succession dynastique, un passage de témoin de Fidel Castro à son frère cadet, Raul. Cette succession permet de jeter un regard nouveau sur une histoire dont l'issue n'est guère romantique, contrairement aux espoirs nés des illusions des intellectuels face à une révolution qui se présentait comme libertaire, en arborant la figure quasi-christique de Che Guevara, mais qui n'est, dans les faits, qu'un habile mélange de dictature stalinienne et de "caudillisme" tropical.
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