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Cuba nous nous sommes tant aimé

Type de publication : Emission Télévision et Radios

Date de la publication : Lundi 11 décembre 2006

Auteur(s) : M. MACHOVER Jacobo

Editeur : Madame Monsieur bonsoir France 5 présenté par David Pujadas

Détails (Pages/Numéro) : Avec la participation de Jorge SEMPRUN

Résumé : Le Lider Maximo a 80 ans, et Cuba lui a organisé un anniversaire digne des plus grands : cinq jours de célébrations officielles, des colloques et débats sur le castrisme, des défilés militaires, des personnalités venues du monde entier (Gérard Depardieu, Danielle Mitterrand...)... Mais cet anniversaire a un avant-goût de fin pour Fidel Castro, grand absent des festivités. Depuis son opération intestinale du 31 juillet 2006, le chef d’Etat cubain n’est apparu qu’une fois à la télévision, amaigri, fatigué, vieilli, laissant la place aux spéculations les plus folles sur son état de santé (secret d’Etat). Aujourd’hui, en Europe, le castrisme a mauvaise réputation. Chaque année, les condamnations pleuvent sur le régime de Fidel Castro : les libertés individuelles bafouées, des journalistes, des écrivains ou encore des opposants politiques emprisonnés pour avoir critiqué le régime... Une image sombre de l’île que l’Europe a mise du temps à accepter. En 1959, des intellectuels comme Sartre ou de Beauvoir voyait en Cuba le nouvel Eldorado. Fidel Castro est alors vu comme un héro, un révolutionnaire rebelle et romantique, quand après deux ans de guérilla contre le régime Batista, il prend le pouvoir. En 1966, on vante les bienfaits de la santé (20 000 médecins envoyés dans le monde) et de l’éducation (4 % d’illettrisme), alors qu’une première vague de réfugiés a déjà quitté le pays. Ce n’est qu’à la fin des années 80 qu’on aborde les sujets qui fâchent : la liberté d’expression, la répression, les images de l’ambassade du Pérou envahit par des milliers de Cubains venus demander des visas pour pouvoir quitter l’île... Ils seront 125 000 à s’exiler aux Etats-Unis. Les premiers doutes s’installent. Cuba n’est plus le paradis terrestre de ses débuts. Et alors qu’aujourd’hui, l’Amérique latine semble se tourner vers lui, avec des dirigeants comme Evo Morales, Hugo Chavez ou encore Daniel Ortega, quelle image du castrisme et de son leader retiendra l’histoire ?

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